3.1 Avertissement

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Comment réactiver un système de documentation manuel abandonné ou incomplet ?

Initier un chantier de documentation n’est pas sans risque. La documentation reflète les pratiques professionnelles du musée, l’histoire de ses collections et des personnes qui  en ont eu la charge. La documentation inclut dans ses finalités le contrôle d’inventaire ou récolement qui devrait être une opération périodique et régulière pour tout musée ;  il arrive malheureusement trop souvent que ce ne soit pas le cas.

Il arrive donc trop souvent aussi qu’un chantier de documentation révèle que les collections ne sont pas complètes (ou que certaines pièces aient été substituées). Commence alors une partie délicate : Comment interpréter la ou les situations constatées ?  A qui imputer la responsabilité, à celui qui vient de lancer le chantier, à son prédécesseur, aux prédécesseurs de son prédécesseur ?  Bref,  tout ceci peut conduire à une enquête policière, chose rarement agréable, et aux conséquences  imprévisibles….surtout si l’on sait que selon le code de déontologie professionnelle, perdre, pour quelque raison que ce soit,  des collections à l’intérieur d’un musée est assimilable  à une faute….

Un conseil important que l’on pourrait alors donner est de ne commencer ce travail qu’avec l’accord et le soutien de la tutelle, d’éviter de le faire seul, de l’entreprendre en équipe avec au besoin un représentant de ladite tutelle et de faire signer le rapport final par l’ensemble des membres de cette équipe, en prenant évidemment le soin de signaler toutes les situations critiques par rapport aux collections.

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